Le tressage chez les anciens Polynésiens

Autrefois, le tressage était une activité fondamentale, puisquindispensable dans la vie quotidienne et dans les pratiques religieuses des anciens Polynésiens. Activité aux multiples visages et appellations, son essence s'enracine dans l'histoire des hommes et des femmes qui constituent la Polynésie.

L'art du tressage tire son origine des peuples dAsie du Sud-Est, qui transportèrent avec eux leurs savoir-faire dans de multiples domaines.

Le tressage marque son rôle fondamental dès les premières migrations lors du peuplement initial de la région mais aussi en dehors des grandes périodes migratoires. En effet locéan est à la fois une route ancestrale et un garde-manger.

Par temps de paix comme par temps de guerre, la pirogue glisse sur les eaux quelles que soient les circonstances : pêche, échanges commerciaux entre les îles ou conquête de nouvelles terres. Sa silhouette peut être modeste (pirogue de pêche ou individuelle) ou plus imposante (pirogue de grandes migrations ou de combats en mer). Partout le tressage joue un rôle de première importance, quil sagisse de la confection des voiles, des cordages (taura) ou des ligaments qui attachent entre elles les différentes parties de la pirogue, sans oublier les ustensiles et les habitacles.

Vaa motu, pirogue de voyage, îles de la Société

Comme le montre cette gravure, aux temps anciens et jusqu'à la moitié du XIXe siècle, les Polynésiens se déplaçaient dune île (motu) à l'autre en pirogue (vaa).

La voile est une natte de pandanus, les cordages et la guirlande décorative est en fibres tressées ou torsadées.

 

Le tressage dans le patrimoine légendaire

« Maui, dans sa pirogue et accompagné de ses frères entreprit de rassembler avec des cordes toutes les iles du groupe pour ne faire qu'un seul territoire » (Henry, 1993 :487)

« Il prit alors 10 cordes avec lesquelles il attacha solidement les rayons du soleil, les fixant à un rocher pour qu'ils ne puissent bouger. Le soleil fut ainsi immobilisé. »  (Heny, 1993 : 445 )

« Dans les lieux retirés poussait le ieie dont les longues fibres servaient à attacher les pirogues sacrées de Tane. » (Henry, 1993: 429 « Après l’érection du Ciel »)

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